Arthur Massonneau · Le mur et le brouillard
Le mur et le brouillard, avec Arthur Massonneau

Épisode 1 · 21 septembre 2026 · 36 min

Redécouvrir le courage

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Fin août, le MEDEF a fait du courage le thème de son université d'été. Son président a conclu en s'adressant aux candidats de 2027 : « il est minuit moins le quart, alors foncez ». Constater l'urgence, et la déléguer dans la même phrase. On parle beaucoup de courage, presque toujours à la deuxième personne.

De là, deux déplacements. Chez Simone Weil d'abord, pour qui la condition du courage est l'attention, « la forme la plus rare de générosité ». Chez Cynthia Fleury ensuite, pour qui l'érosion du courage est un problème politique : dans une organisation où celui qui signale un dysfonctionnement est celui qui paie, se taire est une stratégie optimale.

Si c'est vrai, exhorter les gens au courage ne sert à rien. Il faut fabriquer des dispositifs où le silence devient impossible et l'enterrement coûteux. Trois pistes : la convention constitutionnelle irlandaise de 2012, sa transposition à l'échelle d'une organisation, et le refus de parvenir d'Albert Thierry.

Chapitres

Références

Erratum

Quelques erreurs se sont glissées au micro. Simone Weil est née en 1909, et non en 1919. La fin du courage est parue chez Fayard. Et la convention irlandaise comptait cent membres, parce que j'ai oublié de compter son président.

Vos retours

Cet épisode est une réflexion en cours. Si un passage vous a fait tiquer, ou si vous avez en tête un exemple qui va dans l'autre sens, écrivez-moi. Je lis tout.